Arkel Piercing
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arkelpiercing@hotmail.com

 Archives 1998

 Fakirshow & performance  Novembre - Décembre 1998

  Montrer des corps s'affrontant, se mutilant, se contrôlant, des personnages révoltés et animés de grandes émotions, illustrant des scénettes fantastiques. C'est parfois plus que le spectateur ne peut supporter: la peur de la douleur et l'angoisse de la manipulation d'objets contondants, nul ne sait comment il réagira! Faut-il regarder ou fermer les yeux et refuser d'apprendre, de s'ouvrir l'esprit? La curiosité restant très forte, il se doit de voir.

  Les percements corporels comme un moyen de performance ne sont pas quelque chose de tout nouveau comme on pourrait le croire. L'origine est bien lointaine et très éparse au point de vue géographique. Est-ce que les cérémoniaux religieux avec leur aspect mutilatoire (tels que le festival végétarien à Pukhet en Thaïlande, les rituels des Indiens d'Amérique, les rites des Shamans d'Amazonie, pour citer quelques exemples), auraient une raison cachée, et pourtant bien fondée, d'effrayer nos regards occidentaux, pourtant habitués depuis près de deux mille ans à adorer un crucifié? La procession de Pukhet et le chemin de croix du christ se rejoindraient-ils de par cet état de béatitude et d'achèvement hypnotique?

  Les performers ont des messages à faire passer, que ce soit ludique (et l'histoire nous prouve que les hommes ont toujours eu besoin de cirque et de jeux afin de se libérer de leurs tensions, de leurs angoisses, ils ont toujours eu besoin de victimes, de sacrifices, pour se purifier ou se décharger d'un mal, parfois en se cachant derrière une religion), ou encore une envie d'ouvrir les esprits sur des images différentes, symboliques, et, si possible, fortes, un besoin de générer des émotions via des fables ou des concepts. Le corps devient interprète, c'est un cocktail de cultures, d'expériences vécues, de transfigurations en clichés, de réinsertions des forces magiques de la nature. C'est une culture underground qui se développe autour d'influences diverses, que ce soit la désacralisation de l'éducation judéo-chrétienne, l'attrait pour le mysticisme primitif et la ritualogie, le regard à la scène fétichiste et sado- masochiste, le clin d'oeil au théâtre Grand Guignol et à la littérature et au cinéma fantastique, ou encore le désir d'exhibition comme au temps des fêtes foraines et de leurs phénomènes.

  Entrez, Mesdames et Messieurs! Venez découvrir le cirque de l'étrange...


 Shad  Septembre - Octobre 1998

  Le parcours artistique de Shad débuta par une formation classique, se dirigea vers le graffiti, pour par après s'orienter vers la biomécanique et finit actuellement dans l'illustration classique japonaise. Toutes ces étapes furent agrémentées de sa passion pour le tatouage, ce qui le conduisit à côtoyer les plus grands tatoueurs européens, nous ne citerons que Mick à Zürich et la Leu's Family Iron.

 Ses travaux s'effectuent de façon suivante:
Dessin fait à même la peau au pinceau, par rapport à la morphologie (Ech 1/1)
Projet effectué sur base de celui-ci (permettant au client de voir vraiment ce que va être son tatouage)
Tatouage réalisé d'après le projet

Le processus étant le même pour chaque personne.

  Sur le nombre de pièces exposées, vous allez distinguer certains sigles ou peut être même des personnages mythiques et démoniaques de l'iconographie classique japonaise. Une énumération subtile de ce qui est exposé vous aidera à mieux décrypter le travail dermographique (sous-cutané) de Shad. Nous espérons qu'à travers ce voyage dans le monde graphique et imaginaire de Shad, vous trouverez une nouvelle dimension à votre vision de cet art corporel.


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